
Pourquoi se préoccuper …
… des effets des rayonnements sans fil sur les humains ?
Effets sur la santé (à long terme)
Des centaines d’études de haute qualité évaluées par des pairs montrent que l’exposition à long terme aux rayonnements RF affecte les organismes vivants à des niveaux bien inférieurs à la plupart des lignes directrices internationales et nationales, y compris celles du Canada.1,2,3,4,5,6,7 Les enfants sont particulièrement vulnérables.
Les effets nocifs sur la santé comprennent, entre autres :
- dommages à l’ADN et aux gènes;
- augmentation du risque de cancer, le stress oxydatif;
- réduction des piégeurs de radicaux libres, en particulier la mélatonine;
- neurotoxicité chez l’homme et l’animal ;
- effets graves sur la morphologie et la fonction des spermatozoïdes chez l’homme et l’animal;
- effets sur la mémoire, l’apprentissage, l’attention, le comportement, la perturbation du sommeil.
Des experts réclament d’urgence que les RF soient classées comme cancérogènes avérés pour l’humain
- Le cancer reste la principale cause de décès au Canada.
- Près d’un Canadien sur deux développera un cancer au cours de sa vie.
- 1 sur 4 mourra d’un cancer.
- On estime que 1 000 enfants (âgés de 0 à 14 ans) sont diagnostiqués chaque année.
— Selon le rapport « Projected estimates of cancer in Canada in 2020 »8
En 2011, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale de la santé a classé les rayonnements RF comme « peut-être cancérogènes » (groupe 2B – la même catégorie que le plomb et le DDT à l’époque). Depuis lors, les preuves épidémiologiques et les études animales se sont multipliées et confirment la « preuve évidente » de la cancérogénicité, y compris les deux plus grandes enquêtes jamais entreprises au niveau mondial, par le très respecté National Toxicology Program (États-Unis) et l’Institut Ramazzini (Italie). Les experts affirment désormais sans équivoque que les rayonnements RF devraient être reclassés d’urgence comme « cancérogènes avérés pour l’homme ».9,10
Effets sur la santé (plus immédiats)
Si nous sommes tous affectés au niveau cellulaire, certaines personnes (jusqu’à 13 % de la population) ressentent des effets plus immédiats, allant de légers à invalidants, lorsqu’elles sont exposées à des rayonnements sans fil. L’hypersensibilité électromagnétique (EHS), également connue sous le nom d’électrosensibilité, d’intolérance environnementale idiopathique ou de maladie des micro-ondes, provoque des symptômes tels que des maux de tête, des troubles du sommeil, des difficultés cognitives, des vertiges, des palpitations cardiaques, de la fatigue, des acouphènes, etc.
Au Canada, la Commission canadienne des droits de l’homme a inclus cette maladie dans la catégorie des hypersensibilités environnementales11,12 et l’a reconnue comme un handicap. De nombreuses personnes atteintes sont mal diagnostiquées car la communauté médicale n’est pas bien informée sur les symptômes et les causes sous-jacentes.
Qu’est-ce que le Code de sécurité 6 ?
Les lignes directrices de Santé Canada en matière d’exposition aux rayonnements émis par les appareils et les antennes sont connues sous le nom de Code de sécurité 6 – Limites d’exposition humaine à l’énergie électromagnétique radioélectrique dans la gamme de fréquences de 3 kHz à 300 GHz. Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE) exige que les fabricants d’appareils sans fil (téléphones cellulaires, téléphones sans fil, appareils Wi-Fi et Bluetooth tels que tablettes, ordinateurs portables, moniteurs pour bébés, imprimantes/claviers/souris sans fil, consoles de jeux, casques de réalité virtuelle, objets portés sur soi, appareils « intelligents » et compteurs d’énergie) et l’infrastructure correspondante respectent les limites du Code de sécurité 6 de Santé Canada.
- Le code de sécurité 6 a été créé dans les années 1970 visait à l’origine à protéger les employés fédéraux et les visiteurs des bâtiments fédéraux.
- Il a été élargi pour inclure les émissions provenant du Wi-Fi, des téléphones intelligents, des compteurs intelligents et des tours de téléphonie cellulaire.
- Il n’a fait l’objet d’aucune révision majeure au cours des 40 dernières années.
- De nombreuses institutions, telles que les conseils scolaires, ont adopté le Code de sécurité 6, bien qu’elles soient légalement habilitées à fixer des normes plus sûres.
- Les niveaux de sécurité des dispositifs couramment utilisés sont uniquement basés sur les changements de température dans les tissus. Par exemple, l’exposition aux antennes relais est considérée comme étant sans danger si la température estimée d’un cube de tissu n’augmente pas plus qu’une certaine hausse de température au cours d’une période d’exposition de 6 minutes.13
La science qui soutient cette théorie a presque 100 ans.14 - Les niveaux sont considérés comme sans danger pour des expositions 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, même pour les nourrissons et les jeunes enfants.
- Aucune des preuves contenues dans des centaines d’études de haute qualité, évaluées par des pairs et publiées, démontrant des effets nocifs dans des conditions « non thermiques » n’est incorporée dans les lignes directrices du Code de sécurité 6.
- Certaines compagnies d’assurance en matière de responsabilité civile n’offrent pas de couverture contre les effets nocifs sur la santé des rayonnements émis par les technologies sans fil, et les autorités d’assurance considèrent que la responsabilité potentielle est « élevée ».15
Santé Canada admet que des études montrent des effets nocifs à des niveaux inférieurs aux limites du code de sécurité 6.
M. Andrew Adams, directeur général de Santé Canada, a admis, lors de sa déposition devant le Comité parlementaire de la santé, que certaines études montrent qu’il y a des effets nocifs à des niveaux inférieurs à ceux du Code de sécurité 6.16
Le Code de sécurité 6 définit les lignes directrices de Santé Canada concernant les limites recommandées d’exposition humaine aux rayonnements électromagnétiques (énergie) de radiofréquence (RF), le type de rayonnement émis par divers appareils électroniques tels que les téléphones cellulaires et le Wi-Fi, ainsi que par les tours de radiodiffusion et de téléphonie cellulaire.
Le Code de sécurité 6 du Canada est l’un des pires au monde.
- La Chine, la Russie, l’Italie et la Suisse ont fixé des limites de sécurité pour les émissions de rayonnements sans fil, telles que celles des tours de téléphonie cellulaire, qui sont 50 fois plus sûres que celles du Canada.17
- 40 % de la population mondiale vit dans des pays dont les codes sont plus sûrs que ceux du Canada.
- Le ministère de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, qui réglemente les niveaux d’émission des appareils, ne surveille (mesure) pas systématiquement les expositions de plusieurs heures et de plusieurs jours dans l’environnement actuel, ni les effets cumulatifs de plusieurs appareils.
- Les fabricants ont des avertissements de sécurité qui sont enfouis dans les petits caractères des manuels d’utilisation des téléphones portables et des tablettes.18
Le Canada a pris du retard par rapport à des pays comme la France, Taïwan et la Belgique en ce qui concerne la protection des Canadiens contre l’utilisation dangereuse des appareils sans fil.
Le 29 janvier 2015, la France a adopté les articles de loi suivants :19
- Le Wi-Fi dans les écoles primaires (moins de 11 ans) n’est autorisé que lorsqu’il est utilisé pour les cours.
- Une signalétique est obligatoire pour informer le public lorsque le Wi-Fi est offert dans un lieu public.
- Au point de vente des téléphones mobiles, la valeur du DAS doit être clairement indiquée.
- À l’avenir, toutes les publicités pour les téléphones portables devront inclure des recommandations sur la manière dont les utilisateurs peuvent réduire l’exposition aux rayonnements RF au niveau de la tête, par exemple en utilisant des casques d’écoute.
- Les données sur les niveaux d’exposition locaux aux CEM doivent être rendues plus facilement accessibles au grand public, entre autres par le biais de cartes des émetteurs à l’échelle du pays.
Le 15 novembre 2019, la France a étendu cette réglementation à tous les autres appareils sans fil :20
- Le DAS (mesure utilisée pour l’exposition aux rayonnements des téléphones portables) de tous les équipements générant des rayonnements radiofréquences utilisés à proximité du corps doit être affiché pour mieux informer le public.
- Cette ordonnance inclut des recommandations pour les adolescents et les femmes enceintes afin qu’ils éloignent les équipements radio de leur abdomen.
Le 15 février 2015, les législateurs taïwanais ont adopté une nouvelle législation dans laquelle :21
- Les parents s’exposent à des amendes s’ils autorisent les enfants de moins de deux ans à utiliser des tablettes et des téléphones intelligents;
- Les jeunes de moins de 18 ans sont autorisés à utiliser des appareils pendant une « durée raisonnable ».
Depuis mars 2014, il est illégal en Belgique de vendre des téléphones portables à des enfants de moins de sept ans.22
Le code de sécurité 6 n’offre pas la protection nécessaire aux enfants et aux femmes enceintes.
- La modélisation indique que les enfants absorbent des doses de radiofréquences nettement plus élevées que les adultes, et ce, dans des structures cérébrales plus profondes.23
- Des recherches ont également révélé des doses proportionnellement plus élevées dans les tissus des enfants que dans ceux des adultes, provenant d’ordinateurs portables sans fil et de compteurs d’électricité.24,25
- Des recherches ont établi un lien entre l’exposition pendant la grossesse et des effets nocifs. Les auteurs d’une étude cas-témoins publiée en 2015 ont déclaré que « l’utilisation de téléphones portables peut être liée à des avortements spontanés précoces ».26
- L’utilisation maternelle de téléphones portables au cours du premier trimestre de la grossesse peut contribuer au ralentissement ou à l’arrêt du développement embryonnaire27,
peut-être en raison des effets sur les récepteurs membranaires des cellules amniotiques humaines.28 - Une étude réalisée en 2019 sur plus de 55 000 femmes enceintes et nourrissons dans quatre pays (Danemark, Pays-Bas, Espagne et Corée) a établi un lien entre l’utilisation du téléphone portable par la mère pendant la grossesse et la réduction de la durée de la grossesse ainsi que l’augmentation du risque de naissance prématurée.29
Santé Canada ignore les preuves scientifiques et la façon dont nous utilisons nos appareils.
Des centaines de publications scientifiques évaluées par des pairs décrivent les effets biologiques et les dommages liés à des expositions bien inférieures aux limites fixées par le Canada, chez les humains, les plantes, les animaux de laboratoire et les espèces sauvages telles que les oiseaux et les pollinisateurs.30,31,32,33
CBC Marketplace « The Secret Inside your Cell Phone »34 rapporte que :
- 81 % des Canadiens n’ont pas vu le message d’avertissement dans leur téléphone ou dans le manuel.
- 67 % des Canadiens disent transporter leur téléphone dans leur poche ou directement contre leur corps.
- Les trois téléphones testés présentaient des émissions 3 à 4 fois supérieures aux recommandations de Santé Canada.
Santé Canada aligne le Code de sécurité 6 sur ce que propose la Commission fédérale des communications (FCC) des États-Unis qui a été sommée par un tribunal fédéral américain d’expliquer pourquoi elle a ignoré les preuves scientifiques montrant la nocivité des rayonnements sans fil.35,36
NOTES DE BAS DE PAGE
- National Toxicology Program. Cell Phone Radio Frequency Radiation ntp.niehs.nih.gov/results/areas/cellphones/index.html ↩︎
- Falcioni, L., et al. (2018). Report of final results regarding brain and heart tumors in Sprague-Dawley rats exposed from prenatal life until natural death to mobile phone radiofrequency field representative of a 1.8 GHz GSM base station environmental emission. Environmental Research. doi.org/10.1016/j.envres.2018.01.037 ↩︎
- Pall, M. L. (2015). Scientific evidence contradicts findings and assumptions of Canadian Safety Panel 6: microwaves act through voltage-gated calcium channel activation to induce biological impacts at non-thermal levels, supporting a paradigm shift for microwave/lower frequency electromagnetic field action. Reviews on Environmental Health, 30(2), 99–116. doi.org/10.1515/reveh-2015-0001 ↩︎
- Canadian scientists urge more research into safety of wireless technology, saying recent report downgrades cancer risk. The National Post. April 15, 2014. nationalpost.com/health/canadian-scientists-urge-more-research-into-safety-of-wireless-technology-saying-recent-report-downgrades-cancer-risk ↩︎
- www.powerwatch.org.uk/science/studies.asp ↩︎
- bioinitiative.org/conclusions ↩︎
- www.saferemr.com/2014/08/why-we-need-stronger-cell-phone_43.html ↩︎
- Brenner, Darren R., Hannah K. Weir, et al. Projected estimates of cancer in Canada in 2020. CMAJ Mar 2020, 192 (9) E199-E205; DOI: 10.1503/cmaj.191292 www.cmaj.ca/content/192/9/E199 ↩︎
- Miller, A. B. et al. (2018). Cancer epidemiology update, following the 2011 IARC evaluation of radiofrequency electromagnetic fields (Monograph 102). Environmental Research, 167, 673–683. doi.org/10.1016/j.envres.2018.06.043 ↩︎
- Hardell, L., & Carlberg, M. (2018). Comments on the US National Toxicology Program technical reports on toxicology and carcinogenesis study in rats exposed to whole-body radiofrequency radiation at 900 MHz and in mice exposed to whole-body radiofrequency radiation at 1,900 MHz. International Journal of Oncology. doi.org/10.3892/ijo.2018.4606 ↩︎
- publications.gc.ca/collections/collection_2008/chrc-ccdp/HR21-74-2007F.pdf ↩︎
- publications.gc.ca/collections/collection_2008/chrc-ccdp/HR21-76-2007F.pdf ↩︎
- www.canada.ca/content/dam/hc-sc/migration/hc-sc/ewh-semt/alt_formats/pdf/consult/_2014/safety_code_6-code_securite_6/final-finale-fra.pdf ↩︎
- Cook, Harold J., Steneck, N. H., Vander, A. J., & Kane, G. L. (1980). Early research on the biological effects of microwave radiation: 1940‐1960. Annals of Science, 37, 323–351. Page 326. doi.org/10.1080/00033798000200271 ↩︎
- www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0360132319305347?via%3Dihub#bib197 ↩︎
- www.noscommunes.ca/documentviewer/fr/41-2/hesa/reunion-54/temoignages – le paragraphe avant « Les conclusions de Santé Canada… » ↩︎
- www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0360132319305347?via%3Dihub#bib198 (Fig. 3) ↩︎
- ehtrust.org/think-wireless-technology-is-safe-read-the-fine-print-warnings ↩︎
- www.forbes.com/sites/alexledsom/2019/08/30/the-mobile-phone-ban-in-french-schools-one-year-on-would-it-work-elsewhere/ ↩︎
- Arrêté du 15 novembre 2019 relatif à l’affichage du débit d’absorption spécifique des équipements radioélectriques et à l’information des consommateurs – www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000039385174 ↩︎
- www.dailymail.co.uk/news/article-2929530/Does-toddler-play-iPad-Taiwan-makes-ILLEGAL-parents-let-children-two-use-electronic-gadgets-18s-limit-use-reasonable-lengths.html ↩︎
- bemri.org/news/mobile-phones/166-mobile-phones-banned-for-sale-to-children-in-belgium-under-age-of-seven.html ↩︎
- www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0013935118302561?via%3Dihub ↩︎
- onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/bem.22128 ↩︎
- ieeexplore.ieee.org/document/7369205 ↩︎
- link.springer.com/article/10.1186/s40201-015-0193-z ↩︎
- pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20568468 ↩︎
- www.tandfonline.com/doi/full/10.3109/09553002.2011.634882 ↩︎
- academic.oup.com/aje/article/188/7/1270/5474947 ↩︎
- www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0013935118300161?via%3Dihub ↩︎
- bioinitiative.org ↩︎
- www.frontiersin.org/journals/public-health/articles/10.3389/fpubh.2019.00223/full ↩︎
- doi.org/10.1016/j.toxlet.2020.01.020 ↩︎
- www.youtube.com/watch?v=Wm69ik_Qdb8 ↩︎
- ehtrust.org/in-historic-decision-federal-court-finds-fcc-failed-to-explain-why-it-ignored-scientific-evidence-showing-harm-from-wireless-radiation ↩︎
- www.cadc.uscourts.gov/internet/opinions.nsf/FB976465BF00F8BD85258730004EFDF7/$file/20-1025-1910111.pdf ↩︎
